On ne badine pas avec l'amour, pièce en 3 actes d'Alfred de Musset
Je poursuis ma découverte des textes classiques inscrits au programme du bac de Français que passera ma petite-fille Apolline en juin prochain.
J’avoue que c’est ici ma première incursion dans l’œuvre d’Alfred de Musset … alors que j’apprécie beaucoup les auteurs de la période romantique. Il me semble cependant qu’on ne nous infligeait pas une telle épreuve à l’époque où j’étais en première classique … en 1963 !
Comme l’indique la quatrième de couverture du fascicule destiné aux lycéens d’aujourd’hui : « une pièce qui s’impose comme un modèle du drame romantique » … que je n’ai pas du tout aimé !
Sur le coup de sa brutale rupture avec George Sand, Alfred de Musset a écrit cette pièce en quelques semaines en 1834, elle sera publiée dans la foulée mais ne sera représentée qu’en 1861 à la Comédie française, après la mort de l’auteur.
En trois actes, le badinage tragique de deux jeunes gens que tout destinait à se voir mariés, Perdican, le fils du baron et Camille sa nièce, qui ont été élevés ensemble durant toute leur enfance, mais qui se sont perdus de vue depuis dix ans, lui revenant d’un cursus universitaire, elle du couvent.
Camille, confite en dévotion, refuse obstinément sa main à son prétendant, déclare vouloir prendre le voile. Lui, entre vérité et mensonge, va tenter de susciter sa jalousie en flirtant avec Rosette, la sœur de lait de Camille, paysanne, qui croit en ses promesses. La fin est infiniment triste.
Séduction, déclaration, aveu, rupture, conventions sociales, critique de la religion et des ecclésiastiques profiteurs et ridicules, emprise de la famille qui fait les alliances en fonction de ses objectifs patrimoniaux. Ici, personne n’est sincère, si ce n’est la jeune Rosette… je n’ai pris aucun plaisir à cette œuvre écrite pour être lue plus que pour être représentée.
J’ai parcouru vaguement les éléments techniques de ce dossier très documenté : ma conclusion est que je serais tout à fait incapable de passer l’examen qui se profile à l’horizon de ma chère petite-fille.
On ne badine pas avec l’amour, pièce en trois actes d’Alfred de Musset, dans la collection Classiques et Cie Lycée, chez Hatier, 208 p., 2,70€.