Renoir et l'amour, la modernité heureuse (1865 - 1885)
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On nous propose ici deux expositions pour le prix d’une, et la plus intéressante n’est peut-être pas la plus évidente. Car il ne faut pas manquer celle qui concerne l’art de dessinateur de cette figure emblématique de l’impressionnisme.
Son portrait de jeune homme (ci-dessous) par Frédéric Bazille.
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J’ai commencé à m’intéresser à la peinture lorsque j’avais moins de dix ans : maman, qui avait pourtant arrêté les études au niveau du Certificat, avait une toujours éprouvé une passion pour Renoir … Passion que j’ai adoptée.
La dernière rétrospective des œuvres d’Auguste Renoir (1841 – 1919) remonte pour moi à 1985 avec la belle exposition organisée au Grand Palais, dont j’ai conservé pieusement l’énorme catalogue.
J’en extrais ici une citation sur les femmes rapportée par son fils Jean : « J'aime les femmes. Elles ne doutent de rien. Avec elles le monde devient quelque chose de très simple. Elles ramènent tout à une juste valeur et savent fort bien que leur lessive a autant d’importance que la constitution de l’empire allemand. Auprès d’elles, on se sent rassuré ! »
Ce qui frappe devant les tableaux rassemblés ici qui datent des premières années, c’est l’extraordinaire unité de style. On perçoit combien Renoir était admirateur des peintres français du XVIIIe siècle (Watteau, Boucher, Fragonard). Dans sa jeunesse, il avait suivi son apprentissage comme peintre sur porcelaine. Ensuite, il entra à l’atelier de Gleyre puis à l’Ecole des Beaux Arts. Ainsi, même s’il admettait d’être devenu un bourgeois, il soutenait qu’il était resté un « ouvrier de la peinture ».
Une autre pensée admirative devant autant de chefs-d’œuvre : quelle production !
Naturellement, je ne me suis pas attardée cette fois devant les joyaux du musée, les grandes toiles archiconnues comme le Bal du Moulin de la Galette ou le Déjeunuer des canotiers ... Le grand intérêt de cette rétrospective est de nous faire découvrir des tableaux jamais vus, issus de prestigieux musées – notamment américains – et collections privées.
Comme par exemple Le cabaret de la Mère Antony (1866), grandeur nature…
Mais ce qui m’enchante, ce sont les portraits où les personnages sont en conversation, en lien, ou dansent tendrement enlacés - à la ville comme à la campagne, ou des enfants en beaux atours posant simplement pour leurs parents, comme les fils et filles de Durand-Ruel, plus sans doute que les grandes baigneuses.
Passionnant aussi, le talent de Renoir dessinateur : ses publications dans des revues, les innombrables esquisses préparant un portrait plus abouti, les différentes techniques utilisées : sanguine, crayon, pastel … ne pas manquer les deux phases du portrait de Richard Wagner. Regarder attentivement aussi le traitement d’un portrait de jeune fille se penchant au théâtre, au pastel, par petits traits nerveux.
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Renoir et l'amour, Renoir Dessinateur au musée d’Orsay, ouvert tous les jours sauf le lundi, à partir de 9 h 30. Renoir et l’amour, Renoir dessinateur jusqu’au 19 juillet. 14€.