Henri Rousseau, pas si naïf que ça ! Exposition au musée de l'Orangerie
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Délicieuse visite hier matin, quelques minutes après l’ouverture du musée et encore loin de la foule, de cette exposition exceptionnelle des peintures exotiques – ou pas – d’Henri Rousseau, faussement connu sous le nom de « douanier » et qualifié à tort de « premier peintre naïf » … Plaisir de découvrir des tableaux encore jamais vus !
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Henri Rousseau (1844 – 1910) est surtout un peintre autodidacte qui passe son temps libre au Louvre, envoie ses toiles au Salon des Indépendants fondé en 1884, et c’est seulement en 1893, après 22 années comme fonctionnaire au service de l’octroi, qu’il consacre tout son temps à sa vocation ...
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Le musée de l’Orangerie, qui conserve quelques-uns de ses chefs-d’œuvre ultra-célères ayant appartenu au marchand Paul Guillaume, lui rend un vibrant hommage en nouant un partenariat inédit avec la Fondation Barnes de Philadelphie, qui possède la plus grande collection au monde d’œuvre de Rousseau. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique.
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Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France (toutefois sans être retenu), portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes.
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Tout au long de sa carrière, il recherchera la reconnaissance institutionnelle, sans jamais abandonner son style tout personnel : dans une végétation particulièrement vivace et des jungles imaginaires se rencontrent des félins affamés et des personnages improbables … En réalité, Rousseau n’a jamais quitté la France. Il s’inspire de l’imagerie diffusée par les expositions universelles, les dessins de presse, les galeries du Muséum d’histoire naturelle ou les plantes exotiques du Jardin des plantes.
L’intérêt majeur de cette exposition est de donner à voir des tableaux appartenant à d’importantes collections étrangères et donc de découvrir, entre autres, les toiles achetées jadis par le riche collectionneur le Dr. Albert Barnes dont la fondation a collaboré à cette exposition.
Ne pas manquer non plus les délicieux portraits-paysages dont l’artiste s’en déclare l’inventeur d’un genre nouveau. Images populaires en petit format adaptées aux bourses modestes de sa clientèle et qui lui permettent de vivre de sa peinture.
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L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique.
Henri Rousseau, l’ambition de la peinture, exposition au Musée de l’Orangerie jusqu’au 20 juillet. Jardin des Tuileries, ouvert tous les jours sauf le mardi, de 9 h. à 18h, 11€.