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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 6 petits-enfants.
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26 juin 2026

Les fils de la poussière, polar islandais d'Arnaldur Indridason

 

Je me suis demandée si la mise en avant de ce livre par ma librairie n’avait pas un rapport avec la cruelle actualité d’aujourd’hui … Vous le comprendrez très vite.

Paru en 1997, ce polar islandais est le premier roman d’Arnaldur Indridason (né en 1961), le premier inspecteur récurrent de l’auteur qui accéda à la notoriété à travers cette enquête particulièrement sinistre. Selon les critiques, il n’existait pas de tradition de littérature policière en Islande auparavant.

Ce premier opus a été suivi de nombreux autres avec en vedette le bourru Erlendur Svensson, son adjoint Sigurdur Oli, toujours tiré à quatre épingles et un brin d’arrogant car il a fait des études supérieures, et déjà l’évocation des enfants de l’inspecteur.

Autant de thèmes récurrents : la maltraitance des enfants, la disparition, l’alcoolisme, la perte d’un frère.

Le héros de cette affaire est Palmi, la petite trentaine, toujours célibataire, rat de bibliothèque, qui a fait des études d’histoire car cela lui paraissait plus simple et dénué de toute responsabilité. Il a acheté une petite librairie d’ouvrages d’occasion. Surtout, il s’occupe de son frère aîné, schizophrène et violent, addict à toutes sortes de drogues. Désormais interné en psychiatrie, Palmi vient le voir souvent mais, au cours de sa dernière visite, Danni s’est jeté du toit sous ses yeux – il avait déjà tenté à plusieurs reprises de se suicider …

Le même jour, la police est confrontée à un incendie criminel, la victime étant un ancien professeur des écoles, ayant plusieurs décennies auparavant enseigné dans la même classe que Danni et soupçonné de pédophilie. Chose étrange, dans cette même classe de fin de primaire, quasiment tous les garçons ont péri ou sont devenus des sortes de zombies … S’agirait-il d’une vengeance ?

Mais rien n’est simple … On apprend que ce professeur distribuait largement à ces gamins - mais pas aux filles - des pilules censées contenir de l’huile de foie de morue, mais délicieuses …

 

Ce roman exprime une critique très virulente du système éducatif islandais de la fin des années soixante, en particulier des groupes de niveaux correspondant en fait à une ségrégation sociale. Car cette classe regroupait des élèves ayant des difficultés d’apprentissage. Que contenaient en fait ces gélules ?

Dans ce premier roman, à la différence des suivants (en tout, la série en comprend 14), peu ou pas de description des paysages fantastiques de l’Islande, mais des considérations sur son positionnement géostratégique entre l’est et l’Ouest. Et j’ai un petit clin d’œil vers Alain Bauer qui y situe la base opérationnelle de son équipe d’experts …

A partir de 2017, Indridason s’attache à un nouveau personnage tout aussi attachant… c’est la série Konrad … J’aime beaucoup aussi !

Et un grand coup de chapeau au traducteur Eric Boury … Un français qui maîtrise l’islandais, ce ne doit pas se trouver tous les jours !

 

Les fils de la poussière – Synir duftsins – édité chez Métailié – 353 p., 7,95€.

Commentaires
J
Je ne connais pas cet auteur mais je vais le découvrir, merci pour cette référence bibliographique. Agréable journée
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T
J'aime beaucoup cet auteur, je viens de terminer un livre<br /> Bonne journée
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M
Eric Boury spécialiste des sagas et langues scandinaves. Plusieurs fois primé en particulier a Herouville-Caen, le Nobel de la traduction
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M
Je viens d'ajouter Eric Boury à ma liste de mes traducteurs préférés !
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