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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 6 petits-enfants.
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27 février 2026

La fin du voyage, roman d'Arnaldur Indridason

1845 : Jónas Hallgrímsson, né en 1807, poète et naturaliste islandais, est considéré comme l'un des pères fondateurs du Romantisme en Islande et aussi comme militant de l’indépendance de l’Islande.
Son père s’est noyé dans le Hraunsvatn alors que Jónas n'a que neuf ans ; il est alors pris en charge - on dirait aujourd’hui « placé » - auprès de membres de sa famille où il travaille pour gagner sa pitance.

 

En 1823, il entreprend des études à Bessastaðir, avant de se tourner vers les sciences naturelles à l'Université de Copenhague. Car là est le paradoxe : les partisans de l’émancipation de leur île doivent rejoindre le Danemark pour y suivre des études supérieures.

Il vit en célibataire, avec le regret éternel de n’avoir pu épouser Thora, son grand et unique amour, lorsque sa demande en mariage a été refusée par son père, le révérend Gunnar. A Copenhague, il fréquente les intellectuels comme Hans-Christian Andersen, attend avec impatience la visite de l’explorateur Alexandre de Humboldt … se languit de son Islande, le tout en buvant force alcools.

Alors qu’il rentre de nuit dans sa mansarde, très largement imbibé, il fait une lourde chute dans l’escalier : fracture ouverte de la jambe. Néanmoins, craignant de réveiller ses voisins, il remonte dans sa chambre et attend le lendemain pour être secouru …

Sans Erlendur ni Konrad, Arnaldur Indridason nous livre ici un roman historique qui recèle néanmoins une affaire criminelle.

Celle de la disparition énigmatique d’un jeune berger survenue quinze années auparavant, placé lui aussi pour l’été chez des cousins car sa mère veuve ne peut subvenir à ses besoins. Une situation que le poète connait bien pour l’avoir vécue à la mort de son père.

Une manière de décrire la grande précarité des paysans islandais au XIXème siècle, les ravages de l’alcoolisme, la dureté de la vie dans ces contrées aussi somptueuses qu’inhospitalières. Et à noter, une nouvelle fois dans l'oeuvre de l'auteur, le thème de la disparition d'une jeune personne ...

Sur son lit de douleur, Jonas est pris d’hallucinations et se souvient de ce jeune berger qu’il avait croisé juste avant sa disparition …

Un roman qui évoque les souvenirs d’une jeunesse gâchée, la solitude, la violence fatale, le remords qui détruit la vie … et un amour à jamais perdu.

 

La fin du voyage, roman d’Arnaldur Indridason, traduit de l’islandais par Eric Boury, aux éditions Métailié Noir Histoire, 253 p., 21€.

 

 

 

Commentaires
T
J'aime beaucoup les romans scandinaves et islandais<br /> Bonne journée<br /> Bisous
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