A propos du prix des livres, entre autres ...
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La lecture, en particulier celle du soir juste avant de s'endormir, m'est une nécessité vitale. Si je n'ai rien à lire, je ne trouve le sommeil que vers 3 heures du matin. Ma journée du lendemain en est largement obérée.
Je note hélas chez les éditeurs deux tendances totalement contradictoires : parfois des livres de plus de mille pages conditionnés en un seul volume, impossibles à lire confortablement au lit, et à l’inverse, des textes que l’éditeur s’est ingénié à « gonfler » pour atteindre au moins les 200 pages : multiplication de chapitres courts terminés par une page comprenant juste quelques lignes et séparée du chapitre suivant par une page vierge…
Je pensais naïvement qu’il fallait nous efforcer d'économiser les matières premières et en particulier le papier, réduire les cubages à transporter …Ce qui aboutit naturellement à une hausse du prix du livre, désormais largement au-dessus de 20 euros pour un « grand format » et 10 euros pour un livre de poche. J'écrivais ces lignes il y a déjà plusieurs mois et la tendance n'est pas prête à se calmer : je trouve aujourd'hui de plus en plus d'ouvrages à plus de 25€, sans compter la pénalité de 3€ lorsqu'on commande un seul ouvrage sur une plateforme.
Car lorsque je musarde dans une librairie, j'ai rarement une idée préconçue et me retrouve à la caisse avec au moins trois ouvrages auxquels je n'avais pas du tout pensé, alors que lorsque je recherche un titre précis, je dois souvent le commander ou même l'acheter d'occasion ...
Désolée, je n’ai pu en effet m’accoutumer à la lecture numérique : j’aime la sensation jouissive de l’ouverture d’un ouvrage inconnu, l’odeur de l’encre, le froissement des pages … j’apprécie la texture du papier et sa couleur, l’élégance de la typographie et sa lisibilité, la mise en page harmonieuse. A l'inverse, les fautes de typographie, qui dénotent une relecture insuffisante de la part de l'éditeur surtout dans des ouvrages compliqués, me rendent furieuse.
J'ai classé mes trois bibliothèques par genres : la littérature, l'histoire, les polars ...Mais j’ai bien du mal à me débarrasser des ouvrages déjà lus mais qui m’ont déçue. Mes bibliothèques regorgent donc de livres.
Mais heureusement pour moi, mes enfants et parfois petits-enfants m’en « empruntent », et je les encourage !
Ce qui aboutit au fait que je n’ai souvent plus en rayon mes livres préférés : ils ont leur vie autonome ! Car les livres, c'est la vie.