Un salon communicant
Je dois en être à mon 35ème salon de l’Agriculture. J’y ai agi (et prié Sainte Rita) pour que tout se passe bien lors de quatre visites inaugurales d’un Président (VGE, je n’en connais qu’un), j’y ai été un exposant heureux sur le stand de l’Enseignement agricole, bien sûr un consommateur gourmand au Pavillon des Provinces, et j’ai même remis les prix du concours de jugement des bovins (où l’on juge les juges, non les animaux ).
Et lundi, Jean-Baptiste, mon petit fils aîné, onze ans, m’a entrainé au Salon. J’y ai vu un vrai changement : le monde agricole et alimentaire, qui subit depuis des années les jugements les plus cruels de la presse, a enfin décidé de communiquer sur ses objectifs et ses méthodes, de s’expliquer : en appliquant le progrès scientifique, les agriculteurs et les transformateurs alimentaires ne sont pas des apprentis sorciers ; ils s’efforcent de respecter l’environnement, d’assurer la traçabilité et le principe de précaution. Les agriculteurs ont accepté le débat, rompant avec une certaine indifférence aux critiques (« on a raison, on n’a pas à s’expliquer »)
Tout cela est décliné dans des stands bien faits, qui s’appuient
sur le goût de la nature et de l’espace rural que les Français semblent avoir
retrouvé. Voir par exemple celui des producteurs de phytosanitaires, sujet
délicat traité avec simplicité (Hall 2).
Ou encore l’illustration régionale des présentations d’animaux (Hall 1, Pays de Loire et la Holstein, Limousin et la Limousine etc) .
