Si les chats pouvaient parler, polar de Piergiorgio Pulixi
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C’est le septième polar du jeune auteur sarde que je lis. J’avais beaucoup aimé ses cinq premiers qui mettaient en scène le duo d’enquêtrices de choc Eva et Mara, un peu moins sa nouvelle série centrée sur le libraire Marzio Montecristo.
J’ai décidé de lui donner une seconde chance … tant pis pour moi. Je me demande à ce propos si mélanger crime et humour est une bonne idée. Et ici, ce qui me dérange plus encore, c’est l’avalanche de références littéraires, dans le domaine policier naturellement. Etrange qu'il ne cite jamais son compatriote Andréa Camilleri ...
Voici donc une parodie d’un grand classique de la littérature du genre : le crime en chambre close. Un pastiche du « Crime de l’Orient-Express » avec, dans un espace circonscrit et sans issue, une pléiade de suspects potentiels, pleins de secrets et de rancœurs.
Je ne parviens pas à trouver sympathique le héros récurrent, Marzio, ici accompagné du flic Flavio. Il fallait bien un membre des forces de l’ordre pour mener l’enquête … Et tout ça manque de femmes … du bon côté naturellement.
Les seuls personnages attachants sont Miss Marple et Poirot, le couple de chats noirs que le libraire désargenté emmène avec lui en croisière et qui le suivent partout – ce qui est totalement invraisemblable, même dans un polar.
Un seul avantage : nous faire survoler les relations particulièrement complexes et tordues d’une maison d’édition avec un de ses serial-auteurs « vache-à-lait » quand celui-ci veut se séparer de son héros récurrent (comme tenta de le faire jadis – et sans succès - Sir Arthur Conan Doyle avec Sherlock Holmes !).
Donc, tous ça aussi vite écrit que vite parcouru, avec un un air de déjà lu … On ne gagne pas à tous les coups, même en choisissant un livre sur le seul nom de son auteur. Il peut mieux faire.
Si les chats pouvaient parler, polar de Piergiorgio Pulixi, traduit de l’italien par Anatole Pons-Reumaux, éditions Gallmeister, 330 p., 23,50€.