L'affaire Aristophil devant la justice
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Gérard Lhéritier, 77 ans, PDG de la société Aristophil, comparait avec sept autres prévenus devant la justice depuis le 8 septembre.
En cause, l’une des plus importantes escroqueries des dernières années (que certains comparent à la fraude massive sur les quotas de CO²), qui a causé 1,2 milliard de préjudice et spolié 18000 naïfs épargnants (dont 5300 se sont portés partie civile) ayant succombé à de mirifiques promesses de rendement et parfois investi toute leur épargne.
Début février 2018, j’expliquais la mécanique de cette affaire, qui se résume à un classique système de Ponzi, par quel mécanisme de surestimation des lettres et manuscrits de personnages célèbres lors de l’achat, puis grâce à des manipulations de cours, pourquoi aujourd’hui, une fois la société liquidée, on estime à seulement 5% les sommes finalement récupérées.
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Une triste constatation : comment peut-on être aussi mal informé du danger de ces placements dits atypiques jusqu’à confier à des officines – même parées de toutes les apparences de la respectabilité jusqu’à créer en plein Paris un Musée des Lettres et Manuscrits tout à fait respectable ?
Il faut croire que des bas de laine inemployés dorment toujours en l’attente d’un profit exceptionnel … Hier, c’étaient les wagons, puis les diamants, les manuscrits mis en indivision (pour attirer plus facilement les petits épargnants) aujourd’hui les cryptomonnaies … Un seul mot d’ordre : prudence !
Ce qui m'amuse - mais je ris jaune : relire les articles de presse, à l'époque où Gérard Lhéritier était célébré comme un collectionneur flamboyant ... et, parfois dans le même journal, la relation de sa comparution au tribunal aujourd'hui ...