Découvertes estivales #1
Grace à mes enfants et petits-enfants, l’été me procure des surprises en matière d’intéressantes œuvres cinématographiques : des séries que je ne connaissais pas et des film multi récompensés mais que je n’étais pas allée voir en salles.
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Et ces découvertes me sont offertes car mes hôtes utilisent leurs codes d’accès aux plateformes auxquelles je ne suis pas abonnée … et ce en toute légalité, et grâce aussi au haut débit de la Fibre.
"D’argent et de sang", série française en douze épisodes de 52 minutes, magistralement interprétée par Vincent Lindon, Ramzy Bedia et Niels Schneider, « The Rookie » série policière américaine avec Nathan Fillon, et les longs métrages « Emilia Pérez », « Anatomie d’une chute » et "Anora" qui ont remporté le succès à international.
Ma plus forte impression va pour l'instant à D’argent et de sang de Xavier Giannoli, qui a pour source un livre de Fabrice Arfi publié en 2018 : en 2009, patron de l’unité des Douanes judiciaires, Simon Weynachter s’attaque à la plus grande escroquerie de tous les temps. Le détournement au préjudice de l’Etat de la TVA récoltée à l’occasion des échanges de quotas de CO².
Comment suivre l’argent parmi des centaines de sociétés fictives, logées dans des paradis fiscaux et gérées par des hommes et femmes de paille, recrutés au sein de la communauté juive tunisienne de Belleville, ultra-solidaire, avec comme refuge en cas de pépin, le retour en Israël.
C’est l’histoire vraie de trois escrocs montés trop vite en graine, claquant leur fric si facilement gagné jusqu’à la folie, et aussi l’inertie de l’administration française dont une faille réglementaire a permis cette évaporation qui se chiffre en milliards d’Euros.
Douze épisodes – sans doute deux de trop – une réalisation impeccable, des acteurs épatants … J’en redemande. A regarder sur Canal+.
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Emilia Pérez, long métrage de Jacques Audiard (2024), prix du jury au Festival de Cannes 2024, César du meilleur film 2025, avec Karla Sofia Gascon, Rita Moro Castro.
Le pitch : le chef d’un cartel mexicain met en scène sa disparition et réapparait après sa transformation en femme, utilisant dès lors sa fortune à soulager les maux des victimes des cartels avec l’aide de son avocate qui l’aide à renouer avec ses enfants.
Scenario totalement improbable, tourné en espagnol, anglais et français, une interprétation époustouflante, des scènes de comédie musicale, des couleurs à la Almodovar, un rythme tonique : le succès a été immédiat.
Et la première fois qu’une femme trans est ainsi reconnue comme une comédienne talentueuse au plus haut niveau, dont le prix d’interprétation féminine à Cannes.
Un film culotté, formaté pour une carrière internationale, et le succès pour le réalisateur qui n’en est pas à son premier chef-d’œuvre. Je suis bien contente de l’avoir découvert du fond de mon canapé !