Ma maison aux souvenirs
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Nous avons acheté cette maison en décembre 1988.
Ce n’est donc pas une maison de famille à l’origine mais elle l’est devenue au fil des ans, avec les séjours de nos parents, les mariages de deux de nos trois filles et les vacances de nos petits-enfants.
Au départ, elle n’a été garnie que de meubles de récupération : en provenance de notre appartement de Paris, mais aussi de dons et de dépôts de nos parents, de nos enfants devenus adultes, d’excédents de déménagements des uns et des autres. Chaque meuble me rattache donc à un souvenir.
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Des héritages, aussi. Ainsi ai-je récupéré la plus grande partie des livres de mon père.
Il ne supportait pas de ne rien faire de ses mains. Et il avait le don du bricolage. Lorsqu’il venait passer quelques jours ici, il s’affairait efficacement. Il me reste de lui de superbes maquettes de navires …
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Mais je tiens surtout aux livres qu’il avait, pendant une certaine période, entrepris d’apprendre à relier. Car à Paris, il avait noué une amitié avec un des ouvriers d’Etat du Ministère des Affaires étrangères, chargé d’entretenir les anciens documents précieusement conservés – des correspondances diplomatiques et des traités, entre autres.
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Ces ouvrages ont tout de même souffert du temps, et surtout de l’humidité qui règne dans cette maison l’hiver, mais ils portent l’empreinte de l’activité de mon père, sa rigueur dans l’exécution et la sobriété de la facture. Pour exemple, l’intégrale des mémoires de guerre du Général de Gaulle, placés entre celles de Winston Churchill.
Mon addiction à l’Histoire n’est sans doute pas un hasard … Mais j’ai aussi trouvé un gros roman, qui comporte la dédicace d’un des plus proches amis de mes parents, publié en 1934 mais cette édition française date de 1948. C’est émouvant de le lire près de 76 ans après. Mais je dois avouer que la lecture de ce gros livre de plus de 600 pages est moins confortable du fait de la rigidité de la reliure …
Qu’importe, l’histoire pourtant complètement hors du temps est intéressante …