La la land, comédie musicale de Damien Chazelle
Nous étions partis pour voir LE film de l’année, qu’il fallait voir absolument et, cette fois, nous avons bravé le froid piquant de l’hiver pour le voir dès sa sortie … Que n’avions-nous pas lu de critiques dithyrambiques, s’extasiant devant le record de nominations aux Oscars …
Quelle déception !
Dans le genre « comédie musicale », c’est un effort significatif de remise au goût du jour d'un genre où les américains sont experts. En effet, ce film m’a rappelé des chefs d’œuvre plus significatifs. Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, bien entendu, pour la belle séquence d’ouverture, mais aussi la référence évidente aux comédies américaines des années 30 à 50, avec une pincée du « Midnight in Paris » de Woody Allen, plus récent, des couleurs empruntées à Pedro Almodovar …
Un collage sympathique, donc, mais un tantinet ennuyeux. Le démarrage de l’intrigue est poussif, une hyperclassique scène de dépit amoureux, la problématique de la difficulté de concilier des contraintes professionnelles qui aboutit à la séparation d’un couple, le décalage entre le rêve et la réalité quotidienne … pas très original tout ça. Je suis sévère, mais j’attendais vraiment plus.
La musique sauve le film, et aussi l’interprétation des deux charmants héros, Ryan Gosling et Emma Stone – qui fait un peu trop de grimaces, quand même ! La reprise à Broadway sera certainement un succès durable. Et puis je n’aurais jamais imaginé que mon gentil petit-neveu Bastien E., dont la ressemblance avec Ryan Gosling est confondante, dansait aussi bien !



