Douleurs de l'incendie
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1897, Bazar de la Charité : 125 morts dont 118 femmes.
1970, le 5/7 à Saint Laurent du Pont : 146 morts.
2016, Le Cuba Libre à Rouen : 14 morts.
2026, Le Constellation à Crans-Montana : Plus de 120 blessés, au moins 40 morts ...
Une nouvelle fois : rien appris, rien oublié.
Toujours des lieux festifs qui attirent les jeunes ou des aristocrates pressés de se montrer dans un lieu à la mode.
Toujours d’incroyables négligences dans le choix des matériaux : au Bazar de la Charité, une construction précaire dont le plafond était masqué par un velum qui, une fois enflammé, gagne tout l’espace et enflamme les atours fourmillant de dentelles des personnalités.
Une étincelle (combustion de l’éther destiné à l’alimentation de la lampe du projecteur du cinématographe des frères Lumière, l'innovation en vogue) va tout embraser, les issues de secours seront insuffisantes et les robes des femmes (crinolines et corsets) que l’on retrouvera étouffées, agglutinées devant les rares points de sortie, entravant la fuite.
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Dans au moins deux ce ces catastrophes, des bougies incandescentes embrasant le plafond sont en cause. Les matériaux réducteurs de bruit sans doute aussi.
Il y aura bataille d’experts, de normes, de signalisation des issues de secours, de ventilation de sous-sol destiné à recevoir du public, de disponibilité des extincteurs, de non-fonctionnement de alarmes, de jauges en fonction de l'activité (bar ou night-club)…
Mais désormais, plus de deux cents familles précipitées dans les plus cruelles souffrances et le deuil, sans compter les désastres physiques et psychologiques des chanceux (?) qui en ont réchappé.
Je suis immensément triste en pensant à cet parents orphelins … et je sais combien la perte d’un proche si jeune est une douleur incommensurable.