Le comte de Monte Cristo, série télévisée franco-italienne de Bille August
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J’avais hâte de découvrir cette énième adaptation du roman qui m’a le plus impressionné dans ma jeunesse – et même après – surtout après le très récent film français à grand succès avec Pierre Niney dans le rôle titre. Eh bien, je n’ai pas été déçue !
7 heures d’émotions et 8 épisodes plus tard – je n’ai pas résisté à l’envie de voir les quatre derniers sur France-Télévision le lendemain de la diffusion des premiers, et je comprends combien le long format d'une série permet de suivre au plus près l’œuvre magistrale de Dumas.
Autre avantage : la distribution des rôles, un casting européen avec peu d’acteurs connus du public habituel de la télévision – sauf peut-être Jérémy Irons mais dans un rôle où il est totalement méconnaissable – permet de s’approprier l’histoire sans être écrasé par la personnalité du principal héros.
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Après Jean Marais, Louis Jourdan, Jim Cazeviel, Jacques Weber, Gérard Depardieu et Pierre Niney, voici donc Sam Clafin, acteur britannique et aussi coproducteur de la série, pour incarner Edmond Dantès, sous la direction du réalisateur danois Bille August (77 ans), double Palme d'or à Cannes, une réalisation franco-italienne qui m’a semblé, de toutes celles que j’ai vues – la plus fidèle à l’œuvre originale.
C’est une production Palomar (groupe Mediawan), DEMD et Mediawan en collaboration avec France-Télévisions et la RAI, réalisée en anglais. A ce titre, elle rencontre déjà un vif succès à l’étranger.
Paysages d’une beauté à couper le souffle, décors intérieurs de palais italiens somptueux, costumes chatoyants, scènes de réceptions et de bals parfaitement orchestrées, personnages crédibles …
J’ai retrouvé celui de Bertuccio – renommé ici Jacopo – totalement absent du film d'Alexandre de La Patellière et Mathieu Delaporte, mais pas l’abbé Busoni, et un tas de personnages secondaires qui montrent l’extraordinaire machine construite par Edmond pour assouvie une vengeance qu’il finira cependant par regretter toute sa vie …
Une découverte pour moi de Sam Clafin et aussi de l’émouvante Ana Girardot, tout à fait convaincants dans cette superproduction magnifique.
Deux petits bémols : les images prises à l’opéra montrent le grand escalier de l’opéra Garnier (inauguré en 1875) alors que l’intrigue se situe en 1835, et les pages du journal sont écrites en anglais … Mais à part ces tous petits détails et une postsynchronisation parfois approximative, je suis toute prête à décerner cinq étoiles à cette série magnifique vendredi 2 janvier.
Les 4 derniers épisodes seront diffusés sur France 2 à 21h10 vendredi 2 janvier. Je me demande si je ne vais pas les revisionner par plaisir ??