"Il faut que tout change pour que rien ne change ..."
Certaines réflexions restent valables à travers les siècles.
Par exemple, la constance des attentes de certains envers le comportement des "autres".
Témoin ce passage cité dans un récent ouvrage collectif consacré aux Croisades, Histoires et idées reçues que je suis en cours de lecture, et qui remet bien des pendules à l'heure.
Ce texte, extrait du Livre des enseignements d'une vie, une autobiographie écrite par Usama ibn Munqidh (1095 - 1188), prince syrien neveu de l'émir de Shayzar.
Proche de ces événements, il fut un adversaire des Francs installés en Terre sainte après la Première croisade (1096 - 1099), mais aussi un diplomate qui dut établir avec eux des contacts amicaux.
A nouveau cité dans l'ouvrage, Usama ibn Munqidh se plaint que les Francs ne parlent que leur propre langue, et trouve les maris francs peu jaloux et indulgents envers les promenades de leur femme, ni accompagnée ni surveillée.
A méditer ...