Encore une salade César, chez Ladurée
Je continue mon challenge personnel pour décerner le trophée de la meilleure salade César. Mais cela ne sera pas cette fois !
Cette salade devenue un classique de la cuisine de brasserie figure à la carte de la vénérable maison Ladurée, dans son décor original créé en 1871 par l'affichiste Jules Chéret et son emblématique ange pâtissier.
Dans ses jolies couleurs vert et or, Ladurée est installé depuis l'origine au16 rue Royale, sous la forme d'une boulangerie en 1862 puis devenant un salon de thé en 1971. Un décor baigné dans la pénombre, resté intact, où se pressent de jolies femmes, des cadres affairés, où l'on déjeune sur de petites tables très étroites ...
C'est ici une version un peu spartiate de la célèbre recette américaine : côté positif, une sauce légère, bien assaisonnée, abondante. Mais des sucrines - par ailleurs bien craquantes - qui envahissent l'espace, quelques copeaux de parmesan, d'étranges croutons grillés à rayures, des dés de chair d'avocat. Mais des filets de poulet bien trop rares et desséchés. Peu de couleur, et vraiment, malgré la présence dun oeuf dur, ça manque de protéïnes.
Bon, on peut se rattraper avec les pâtisseries de cette vénérable maison - les macarons somptueux, bien évidemment, et une dacquoise très dense, voire lourde.
Claude s'est décidé pour la salade Ladurée : sur un nid de riquette, des fonds d'artichauts et une boule de mozzarella.
Au total un déjeuner relativement équilibré, dans un cadre aussi fleuri que désuet qui vous donne l'impression de faire un saut dans le Second Empire ... et une facture tout à fait correcte pour la qualité du quartier et de l'établissement.




