48 heures chrono !
Nous voici rentrés de notre mini-périple dans le haut-Languedoc.
Aujourd'hui, l'émerveillement total : Albi et sa cathédrale Sainte-Cécile ; le musée Toulouse-Lautrec.
J'ai photographié la ville sous tous les angles, nous nous sommes régalés une nouvelle fois dans le musée de la Berbie, dont les oeuvres changent au fil des années et des restructurations successives des présentations. La pièce maîtresse - si on peut dire - est le divan de la rue des Moulins : le pastel et l'huile. D'autres dessins aussi, comme ce portrait de Suzanne Valadon accablée par l'alcool, ou certaines caricatures qui évoquent l'expressionnisme allemand. Une infinie douceur dans le portrait de la modiste, ou les différents portraits d'Adèle, mère de l'artiste. Un moment de grâce.
Dans la cathédrale, les yeux sont captivés autant par la formidable construction de briques qui domine la cité que charmés par la minutie de sculptures du jubé (assis dans le choeur, les touristes ont l'audioguide vissé à l'oreille et on se demande s'ils prennent seulement le temps de regarder). C'est du gothique tardif, triomphant...et l'édifice est complètement peint à fresques dans des tons dominants de bleu, en particulier l'étonnant jugement dernier qui occupe les bases des deux énormes tours. Restauration sans doute en partie, mais atmosphère garantie...comme la copie du gisant de la Sainte, dont la légende raconte qu'elle fut martyrisée en raison de son refus d'adorer les idoles, certes, mais en plusieurs temps : d'abord, elle devait être bouillie dans son bain, ensuite, on a tenté par trois fois de la décapiter.....ensuite je ne me rappelle plus comment elle a fini par rendre son âme à Dieu : âme chaste car elle avait convaincu son mari de ne pas la toucher et il avait accepté ce sacrifice, il est mort avec elle ainsi que ses gardiens qui s'étaient également rangés à cette nouvelle croyance.