L'Hôpital Européen Georges Pompidou a fêté ses 25 ans
Il est un lieu que je fréquente depuis plus de quatre ans et où, finalement, je me sens un peu chez moi : l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP), le plus récent des hôpitaux parisiens … Je connais par cœur tous les itinéraires qui y conduisent où me ramènent à la maison … une occasion de traverser le sud de Paris qui prend généralement moins d’une demi-heure.
Je suis suivie principalement par le service oncologie digestive, mais aussi par le service néphrologie … car il faut aussi soigner les effets « indésirables » des traitements massifs contre le cancer qui m'ont maintenue en vie ... jusque là. Le prix à payer en vaut la peine !
L’HEGP a célébré son premier quart de siècle par une exposition. Une occasion de retracer son histoire par de discrets panneaux dans le hall d’accueil, cette fantastique rue intérieure baignée de lumière, qui relie les quatre pôles de l’édifice sur plus de 200 mètres de long. D'ailleurs, je ne les avais pas remarqués jusqu'il y a peu ...
Conçu par l’architecte Aymeric Zublena (né en 1936, il a participé, entre autres réalisations, à la conception du Stade de France), ce « nouvel » hôpital dont la première pierre a été posée en 1993 et inauguré en 2000, regroupe trois vénérables établissements du sud-ouest de Paris : Boucicaut, Laënnec et Broussais.
Contrairement à la conception traditionnelle et dépassée en pavillons, c’est une architecture monobloc, où règne la transparence – 40000 m² de surface vitrée – qui facilite les circulations, sur une emprise au sol relativement réduite – 4 hectares – prise sur les terrains des anciennes usines Citroën, et jouxtant justement le parc éponyme.
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L’exposition décrit les différentes phases du projet et la complexité d’un tel type de regroupement d’équipes de recherche, de process, de spécialités, de traditions.
Pour ma part, j’en apprécie surtout, et depuis toutes ces années, en plus de la compétence, la disponibilité du personnel soignant, la clarté et la fluidité des locaux et la légèreté des formalités d’accueil.
Du haut des étages élevés, la vue sur Paris est époustouflante ...
Je ne sais pas si beaucoup de patients en attente d’hospitalisation ou de rendez-vous de consultation prennent le temps de parcourir les panneaux accrochés dans le grand hall – je les ai découverts par hasard car j’étais très en avance pour mon rendez-vous – mais on peut les consulter : https://www.calameo.com/read/004021827902686c27b07
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En conclusion, nous avons bien de la chance, à Paris, de pouvoir bénéficier une telle qualité de soins, qui bien entendu a un coût mais qui bénéficie à tous. Nous avons encore, collectivement, bien des efforts à accomplir pour procurer ce niveau de soins à l’ensemble de nos concitoyens en régions – je pense en particulier aux Corses qui n’ont pas de CHU sur place … entre autres.
J’imagine que cela fera partie des débats qui vont jalonner l'année de campagne présidentielle qui nous attend. Difficile équation en perspective.