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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 6 petits-enfants.
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7 avril 2026

Les invisibles, thriller de R.J. Ellory

 

1975 – 1990 : une enquête de quinze années.

542 pages réparties en 83 chapitres. Et un « turning point » intervenant seulement à la page 500. Il était grand temps car je commençais à me lasser de ma troisième incursion dans l’œuvre de cet auteur de polars britannique.

 

R.J. Ellory nous plonge dans le paysage criminel des Etats-Unis avant les découvertes qui font tout le sel des séries policières américaines, les exploits des héros et héroïnes d’« Esprits criminels » et/ou autres dérivés de la franchise « Law and Order ».

 

Une triple série de crimes spectaculairement mis en scène, chaque salve à cinq ans d’intervalle. Pas de tests ADN, pas de recoupements informatiques, uniquement des recherches dans les archives, pas de téléphones portables pour prendre des photos ou enregistrer des aveux.

 

Un personnage principal : la jeune inspectrice Rachel Hoffman, initialement en poste dans une petite ville située tout au nord de l’Etat de New-York, toute proche du lac Ontario. Au tout début de sa carrière, elle doit rester plusieurs heures au contact d’une scène de crime, en attendant les spécialistes de la police scientifique. Et veiller le corps d’une jeune femme qui tient entre ses doigts un papier ainsi rédigé : « Toi qui entres ici, abandonne tout espoir », une référence explicite à la Divine comédie ou du "Jardin des délices", des oeuvres du Moyen-Âge faisant référence aux sept péchés capitaux.

 

 

Un autre personnage très sympathique, un journaliste spécialiste des faits divers, Carl Sheehan. Bien entendu, ils vont œuvrer ensemble au cours de ces quinze années d’investigations, tentant d’élucider dix-huit meurtres que rien de semble connecter, perpétrés semble-il par des auteurs différents, qui choisissent le suicide avant de dévoiler leur mobile.

 

On dit que pour tout policier, il reste toujours une enquête non élucidée qui les hante pour le restant de leur carrière, voire de leurs jours. L’auteur décrit effectivement les tourments de la si consciencieuse Rachel qui finit par sombrer dans la dépression, car personne ne consent à valider ses intuitions et ses recherches pour découvrir le sens de ces meurtres.

 

Naturellement, on poursuit la lecture de ce pavé pour connaître le fin mot de cette histoire totalement démente. Mais à force, et il y a nombre de longueurs, on s’épuise un peu. Entre pistes se terminant en cul de sac et imprévus, j’ai trouvé la potion un peu amère.

 

Il y a le style, heureusement, la précise description de cette Amérique où règne le crime … et où l’on commence à peine à étudier les comportements criminels des serial killers à Quantico. Encore fallait-il à l’époque, pouvoir connecter entre elles les scènes de crime … 

 

Bref – si l’on peut dire – ce n’est pas, pour moi tout au moins -  le polar du siècle.

 

Les invisibles – A Darker Side of the Paradise – polar de R.J. Ellory, traduit de l’anglais par Etienne Gomez, éditions Sonatine, 542 p., 24,50€.

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