A propos de la mort tragique d'un homme de 23 ans ...
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Personne ne peut rester indifférent.
Mort pour la France, c'est vite dit ... ne faisons pas d'amalgame. Simplement, tristement, une mort injuste. Mais "qui sème le vent, récolte la tempête", dit un ancien adage.
Car nous avons tous vu cette scène atroce d’un homme à terre, roué de coups portés à la tête et au corps, à plusieurs reprises alors qu'il ne réagit pas, par un autre homme dont le visage est masqué. Ces images vont rester à jamais dans notre mémoire …
Quels que soient le profil et les idées de la victime qui n’était sans doute pas là seulement pour prêcher la bonne parole, RIEN n’excuse ce niveau de violence consciente et répétée. Nul ne devrait être assassiné pour ses idées dans un pays comme la France, quelle que soit la violence des opinions politiques ou les croyances religieuses des uns et des autres.
Je pense au chagrin des parents de Quentin, et aussi à ceux des 11 autres personnes impliquées – en garde à vue depuis hier - dans ce que la justice qualifie de meurtre, et dont la vie, pour ceux qui auront été reconnus coupables, sera irrémédiablement bouleversée.
Cela fait des mois et des mois que la plus grande partie de la population - cette majorité silencieuse à laquelle j’appartiens - se désole des désordres insupportables vus en direct au sein même du Parlement et sur les réseaux sociaux - et de la montée irrépressible des agressions entre groupuscules antagonistes. Car la classe politique d’aujourd’hui - et je le déplore - est largement responsable de cette ambiance mortifère.
Je cite Alain Duhamel, observateur de notre vie politique, plutôt modéré, depuis des décennies : « la violence verbale des politiques, ça conduit à la violence physique de jeunes militants. » Pas de tous, certes, mais de certains …
Sommes-nous revenus à la période de l’entre-deux guerres où s’affrontaient les ligues d'extrême-droite et d'extrême-gauche ?
En 1932, Fernand Daoust, comptable à Hénin-Liétard (devenu Hénin-Beaumont), a perdu la vie à la suite d’un tabassage par une bande de communistes. Il était le grand-père de mon mari. Sa mère, à l’époque, avait 17 ans. Cet événement a naturellement marqué toute la famille et modifié le destin sa son épouse et de ses deux enfants.
Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir osé interroger Marie, la veuve de Fernand, la douce grand-mère de Claude qui l’a élevé, sur les circonstances du décès de son mari.
Quelle tristesse, quel gâchis … quelle folie !!!!
J’ai vécu, l’année de mon mariage mais de loin car fraîchement diplômée, les affrontements de mai 68, et vu, déjà, les drapeaux rouges arborés sur le fronton de Sciences Po à Paris, puis suivi les bagarres avec le GUD (organisation dissoute en 2024) ...
Donc, rien appris, rien oublié … La conscience publique régresse ! J'ai honte pour ce qu'est devenu Sciences Po, mon école vénérée entre 1964 et 1967.
Et à qui pensez-vous que cet événement va bénéficier ?????