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Journal de bord d'une grand-mère grande lectrice et avide de continuer à apprendre, de ses trois filles et de ses 6 petits-enfants.
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2 mars 2025

Joli mois de mai, polar d'Alan Parks

Un titre pour chaque mois de l’année - c'est la suite de "Les morts d'avril", nous sommes donc dans la cinquième enquête de l’inspecteur Harry McCoy, de la police de Glasgow, suité de son jeune second, Wattie.

Notre héros a connu des jours meilleurs : il vient de subir quatre semaines d’hospitalisation pour cause d’ulcère à l’estomac perforé : stress, alcool, tabac … à vrai dire, il n’est pas totalement remis mais n’est pas disposé à se sevrer de ses addictions, malgré ses souffrances.

Car ce printemps écossais sempiternellement pluvieux vit une résurgence de la guerre des gangs : trois jeunes candidats à l’intégration ont incendié un salon de coiffure qui aurait dû être vide mais où quatre personnes à l’intérieur se préparaient pour une fête et sont mortes. Ces jeunes sont enlevés du tribunal par des justiciers autoproclamés qui vont en tuer deux après les avoir horriblement torturés, dans l’indifférence la plus totale du public qui estime qu'ils l'avaient bien cherché. 

Le survivant se trouve être le fils du vieux copain d’enfance maltraitée de Mc Coy, Steevie Coopre, perturbé par ce qu’il a vu pendant sa brève capivité, au point d’être placé en hôpital psychiatrique.

La lutte de territoires pour l’exploitation d’une nuée de pubs et de commerces rackettés est sans merci.

Cependant, il ne suffit pas de remonter le fil et de comprendre où se situent les responsabilités de ces carnages à répétition, sur fond de trafic d’images pédopornographiques : il faut présenter des preuves recevables devant un tribunal, et la crainte des représailles empêche tout témoignage. Malgré la sagacité de McCoy, qui connaît parfaitement le terrain mais voit à cette occasion ressurgir des pans entiers de son enfance massacrée, il faudrait un miracle …

En 1974, pas d’experts scientifiques pour recueillir des traces d’ADN, seulement la science des médecins légistes, des bandes-son difficiles à déchiffrer, pas de téléphones portables non plus mais des cabines … seulement la logique et l’imagination des policiers. Mais une constante : le mépris de la vie des chefs de gangs pour une jeunesse désœuvrée qui ne rêve que de monter en grade dans la hiérarchie du crime.

Joli mois de mai – Mai God Forgive - polar d’Alan Parks traduit de l’anglais par Olivier Deparis, collection Rivages noir, 462 p., 10,50€

Commentaires
G
Vous employez l’adjectif «  suité «  à tort, car , toujours féminin, ce mot veut dire : suivie de ses petits, pour un animal.
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B
Je connais bien le terme de "suitée" ... mon mari était fonctionnaire au ministère de l'agriculture. Mais j'ai trouvé que le mot pouvait qualifier un homme et son jeune collaborateur le suivant partout
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