Les morts d'avril, polar d'Alan Parks
Avril 1974, un an après sa précédente enquête, l’inspecteur Harry McCoy est confronté à la recherche d’une bande de terroristes qui fait exploser des bombes artisanales dans les pubs de Glasgow.
Cela commence paradoxalement par un accident : la bombe a fait sauter l’artificier novice et, comme toujours, McCoy ne supporte pas la vue – et l’odeur - du sang.
Il faut dire aussi qu’à force de fumer et de s’imbiber en permanence de bière et de scotch, il souffre d’un ulcère à l’estomac … des mauvaises habitudes qui semblent partagées par tous ses collègues du pays du whisky.
McCoy a aussi un gros souci avec son ami d’enfance et de galère dans les foyers jadis tenus par les pères catholiques : Stevie Cooper, qui vient de purger six mois de prison, est la face noire du personnage, il est devenu l’un des caïds de la pègre locale.
L’enquête porte aussi sur la disparition d’un jeune marine américain qui manque à l’appel de la base de Holy Loch. Son père, ex-capitaine de vaisseau héritier d’une belle fortune, vient de débarquer à sa recherche et va se lier d’amitié avec Cooper … étrange attelage.
Un épisode conçu comme une respiration : le gentil adjoint « armoire à glaces » Watson est maintenant un jeune père fatigué de ses nuits blanches, le sinistre Raeburn a disparu du paysage et joue hors cadre les détectives privés, le chef Murray a retrouvé sa place mais tarabuste sans cesse Wattie, Angela s’est établie aux Etats-Unis … McCoy se retrouve aux prises avec les services de Renseignements qui soupçonnent l’IRA d’avoir inspiré cette troupe de poseurs de bombes. L’enquête aura certainement des prolongements dans le prochain opus …
Je continue à creuser le filon des auteurs « Tartan noir », en me souvenant que le premier initiateur du genre n’est autre que Sir Arthur Conan Doyle …
Les morts d’avril, polar d’Alan Parks, traduit de l’anglais par Olivier Deparis, publié chez Rivages/noir, 444 p., 23,50€.
