Adieu à Bernard Pivot (1935 - 2024)
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Certains diraient sans doute, comme l’une de mes très proches, « Il a fait son contrat ». Mourir d’un cancer à 89 ans, en effet, j’aimerais bien pouvoir aller jusque là … J’espère au moins qu’on ne l’a pas laissé souffrir.
Bernant Pivot, c’était « l’une des figures les plus importantes de la vie culturelle française depuis trente à quarante ans » selon Philippe Labro, son cadet de deux ans.
Pour moi, ce fut un personnage familier, avec lequel je ne ratais jamais le rendez-vous de l’émission « Apostrophes » chaque vendredi soir sur la 2ème chaîne, de 1975 à 1990, soit 724 numéros.
Il incarnait, outre le foisonnement de la culture littéraire qu'il rendait chatoyante, la gentillesse, la pertinence des interviews des plus grand auteurs contemporains, l’humour subtil, la douceur de vivre, l’élégance …
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J’ai découvert grâce à lui nombre d’auteurs qu’il avait l’art de mettre en valeur, de faire dialoguer avec tact et précision, rendant la lecture accessible à tous … J’avoue hélas que l’émission qui a suivi, « Bouillon de culture » était diffusée trop tard pour mes habitudes. Et surtout, que je n’ai jamais pu regarder aucune autre émission littéraire depuis la sienne, quel que soit le talent des autres présentateurs …
Bernard Pivot incarnait la noblesse du journalisme culturel.
Il a donné l’envie de lire à tant de gens et va hanter nos mémoires, car pour notre génération, nous ne l’oublierons pas.
C’est à cela que doit servir la télévision de service public.