De Watteau à David, la collection Horvitz au Petit Palais
L’avantage avec le Petit Palais, c’est qu’il présente « en même temps » deux expositions qui se répondent.
Après « Le baroque des Lumières », ne manquez pas la visite du soubassement avec la fantastique collection de dessins et peintures du XVIIIème siècle réunie par Jeffrey Horvitz (né en 1950 à Cleveland), marchand d’art contemporain et moderne puis agent immobilier. Sa collection - il nous offre ici 200 de ses pièces - est en effet la plus importante collection privée d’art français outre-Atlantique.
Ainsi, en parcourant les deux présentations exceptionnelles du Petit Palais, avons-nous la chance d’admirer une superbe rétrospective de la peinture de cette période. Un vrai régal pour l’esprit et les yeux, d’autant plus que les œuvres sont très judicieusement mises en valeur par des petits cabinets bien expliqués, un éclairage évitant les reflets, et pas trop de monde autour.
L’exposition commence avec plusieurs portraits spectaculaires … Rigaud, Largillière, Jean-François de Troy. Couleurs chatoyantes, soieries craquantes, belles prestances. Chaque gloire de ce siècle triomphant se devait de se faire portraiturer : un narcissisme que chacun peut s’offrir aujourd’hui à moindre frais avec un selfie.
Les plus belles pièces sont les dessins.
J’ai aimé retrouver ceux d’Edmé Bouchardon, déjà admirés au Louvre, mais aussi Watteau, Boucher, Fragonard, Greuze, Jacques-Louis David, Oudry, Natoire, Hubert-Robert, Lancret, Desportes, Proud’hon, Boilly, Vincent.
Quelle maîtrise, quelle science du mouvement (je transpose avec de nos jours l’art de la bande dessinée …), en un mot quels talents !
Dernier tableautin amusant : les activités familiales de celui que l'on nommera plus tard Philippe-Egalité, Louis-Philippe d'Orléans.
De Watteau à David, la collection Horvitz, exposition au Petit Palais jusqu’au 9 juillet, tous les jours sauf le lundi.








