Le peuple de la crèche ...
Comme chaque année, j'installe la crèche et tous ses petits santons.
Il paraît que la crèche est maintenant licite même dans les lieux publics, à la condition que cette installation ne revête pas de caractère religieux ... On rêve, mais bon, c'est un pas vers la tolérance !
Pour moi, c'est important de revisiter la tradition familiale et je renouvelle chaque année mon émerveillement d'enfant lors des préparatifs de Noël. J'attends en particulier de surprendre le regard plein d'étoiles de mes plus jeunes petits-enfants. Même ceux qui n'ont pas reçu d'éducation religieuse. C'est une histoire qu'on leur raconte, une histoire qui remonte à la tradition occidentale, certes, qui fait partie de notre culture, tout simplement. Et pour cette raison, elle appartient à tous.
Lorsqu'ils étudieront l'histoire de la peinture (du moins j'espère qu'ils en recevront quelques notions et si ce n'est pas au programme, je me fais fort de les conduire au musée), comment pourraient-ils comprendre et apprécier Cimabüe, Giotto, Fra Angelico, Boticelli, Lorenzo Lotto, Masaccio, Masolino, Michel-Ange, le Perugin et caetera ... sans oublier les Vierges à l'enfant des "primitifs" flamands ...
Comme chaque année, j'achète deux ou trois nouveaux personnages : cette fois, j'ai un groupe d'un enfant grimpé sur les épaules de son grand frère, une gentille vendeuse de mimosa, un guardian camarguais avec sa pique. Et ils rejoingnent leurs congénères. J'en ai compté 80 !
Et, à 70 ans passés, je suis toujours aussi enthousiaste devant la représentation de tous les petits métiers d'antan - sans oublier le père fouettard et la sorcière.
Je reste donc fidèle à la fabrique de santons Escoffier. Ce qui change des personnages de Stars Wars, non ?




