O R S E C reviens !
La France subit un gros épisode neigeux : des milliers d'automobilistes et de camionneurs sont bloqués en rase campagne, sans ravitaillement, sans une couverture de survie, sans aucun tri des malades et des vieillards.
Le blocage, malheureusement, est inévitable : face à la neige et au verglas, il faut attendre. Mais peut-on laisser sans aucun secours des personnes dont certaines sont fragiles ?
Mardi soir, sur l'autoroute de Normandie, un de mes amis, réfugiė dans une station-service, s'est vu expulsé à minuit, heure de fermeture habituelle. En excellente santė, il a dormi dans sa voiture, au froid. Mais avec lui, il y avait une famille comprenant de petits enfants, qui a subi le même traitement.
Il y a encore 20 ans, il existait dans chaque Préfecture un Plan ORSEC - organisation des secours-, qui prévoyait notamment la prise en charge des populations en détresse en cas d'accident ; la Croix Rouge y jouait un rôle souvent modeste, mais essentiel : porter des sandwichs, du café chaud, une soupe aux " naufragės", et trier ceux auxquels leur état général faisait courir un risque particulier.
Ces derniers jours, il semble que seules des initiatives individuelles aient permis redistribuer du café chaud : où sont passées les Préfectures?
S'il n'y a plus de Plan ORSEC, c'est le moment d'en refaire un. Et s'il en reste un, il faut l'appliquer.
Claude B.
