"G.A.L.", un film hispano-français de Miguel Courtois
Avec José Garcia et Natalia Verbeke, Jordi Mella et Bernard Le Coq.
C’est José
Garcia dans un rôle dramatique – comme dans son interprétation de Jean-Baptiste
Adamsberg dans « Pars vite et reviens tard » (Régis Wargnier) qui m’a
incitée à voir ce film. Et puis la trame de la quête de vérité de deux
journalistes espagnols dans le dossier des groupuscules secrets
« Groupements Anti-terrorristes de Libération » qui pratiquèrent dans les années 80 des
attentats (assassinats, séquestrations, pose de bombes) contre des militants de
l’ETA, en venant les atteindre au Pays basque français où la plupart se
repliaient. Un temps de guerre civile, où le nouveau gouvernement espagnol,
socialiste, se posait la question « Comment éradiquer le terrorisme
lorsqu’on a tout tenté ? ». De manière claire, le contre-terrorisme
n’est pas une solution plus acceptable au sein d’un Etat de droit, ce que le
film tente de démontrer. Mais n’est pas Francesco Rosi (L’affaire Matteï, Main
basse sur la ville) ni Constantin Costa-Gavras (« Z », l’aveu, Missing)
non plus qui veut…
Soyons
honnête : le rythme du film est bon, les plans dynamiques, les paysages
basques saisissants, la musique adaptée. Mais, dans une langue qu’il ne
maîtrise pas aussi bien qu’on pourrait l’espérer, José Garcia joue faux, tout
au moins au début du film. Il a dû prendre des leçons de diction à cette
occasion, et je ne reconnaissais pas du tout sa voix, plus métallique. On ne le
sent pas à l’aise. En revanche, Jordi Mella (avec cheveux gomminés tiés en arrière, moustaches à la J-M Aznar et lunettes de soleil d'agent secret) en flic fasciste, violent, qui joue et perd au casino une partie des fonds secrets alloués pour monter ses coups tordus, est impressionnant. Quelques « cuirs »
impardonnables : l’avocat qui s’adresse au juge d’instruction français en
lui donnant du « votre Honneur » par exemple, le procureur que
descend dans le prétoire comme dans les films américains…..Donc, à voir après
une consultation de l’article sur les GAL dans Wikipedia : l’intrigue sera
plus claire !