L'épreuve du feu, polar de Donna Leon
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Comme chaque début d’automne, je me jette sur la nouvelle enquête de Guido Brunetti à Venise. Cette fois en compagnie de sa collègue la sublime commissaire Claudia Griffoni.
Au départ, un phénomène qui se développe, amplifié par les réseaux sociaux : les bagarres entre adolescents, clan contre clan, dont la finalité ne semble pas tant la lutte pour le contrôle d’un territoire, mais surtout la récolte de followers.
De permanence cette nuit-là, Griffoni se résout à raccompagner chez lui le jeune Orlando, que son père, contrairement aux autres parents, n’est pas venu chercher au poste. Il a froid, il a faim, Griffoni le réconforte. Passionné de mathématiques, ile jeune homme vit seul avec son père qui s’avère être un ancien héros de guerre, très célèbre vingt ans auparavant. Mais un homme au comportement trouble …
Cet épisode met en lumière deux phénomènes qui vont au-delà de la situation purement vénitienne : d'une part la montée de la violence chez des adolescents baraqués comme des adultes et parfois animés d’une cruauté sans limite, l’absence de contrôle de leurs parents qui n’hésitent cependant pas à jouer de la menace et le chantage pour éviter que leurs rejetons soient poursuivis, et d'autre part l’usage du mensonge d’Etat pour détourner le public de cafouillages politiques majeurs.
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En filigrane aussi, un étrange revirement comportemental du vice-questeur Patta lorsqu’il apprend que Boccese, le chef du laboratoire de police scientifique, s’est fait agresser sauvagement chez lui. Guido Brunetti va parvenir à relier deux affaires qui, au premier abord, n’ont aucune relation et aider son collègue à surmonter sa terrible épreuve.
Bref, une fois que j’ai commencé le premier chapitre, je n’ai pas pu cesser ma lecture et je suis allée, dans un souffle, jusqu’à la scène finale, qui clôture cet opus en feu d’artifice !
L’épreuve du feu – A Refiner’s Fire – polar de Donna Leon traduit de l’anglais par Gabriella Zimmermann – édité chez Calmann Levy Noir, 349p., 22,50€