Sous les eaux d'Avalon, polar de Michael Connelly
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Changement de décors pour le dernier polar de Michael Connelly : nouvel espace – l’île paradisiaque de Santa Catalina située à 35 kilomètres de la côte californienne, face à Long Beach - et un nouveau personnage, l’inspecteur Stilwell.
Stilwell a été muté sur cette île à la suite d'un violent différend avec deux membres de sa précédente équipe du LAPD dédiée aux Vols et Homicides. Une véritable haine continue à animer ces hommes, alors que justement, ces deux inspecteurs débarquent à Santa Catalina pour enquêter sur le meurtre d’une jeune femme, retrouvée dans le port d’Avalon, enveloppée d’une bâche et lestée d’une ancre.
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Bien que cette investigation échappe désormais à Stilwell, celui-ci ne va pas se contenter de continuer à régler des problèmes de violences conjugales ou de conduites en état d’ivresse. Même si sa recherche actuelle est de retrouver celui qui a décapité un des bisons de la réserve de l’île … surtout qu’il a découvert l’identité de la jeune noyée.
Faisant fi des instructions de sa hiérarchie, plus familier du terrain et de la population restreinte de l’île qui se gonfle de milliers de touristes durant les week-ends, Stilwell va mener les deux enquêtes en parallèle et en sous-marin, bien décidé à river une bonne fois pour toutes son clou à son odieux rival. Et c’est l’occasion pour lui de faire plus ample connaissance avec le très chic club nautique d’Avalon …
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Loin des autoroutes surchargées de L.A. mais le plus souvent au volant de son Gator (sur cette île, on se déplace principalement en voiturettes électriques), avec son amante discrète Natasha qui travaille à la capitainerie et le renseigne sur les mouvements des voiliers de luxe qui font escale dans l’île, Stilwell nous révèle peu à peu ses techniques d’investigation. Nous y retrouvons des traits de caractère déjà vus chez Harry Bosch, désormais cantonné à la résolution d’affaires classées. Il n’a plus en effet les capacités physiques pour risquer sa peau dans les interventions musclées auxquelles il avait accoutumé les accros à la série.
Il fallait bien tourner la page, mais le lecteur assidu n’y retrouve pas encore son compte. Certes, l’intrigue est comme toujours très bien construite, mais « c’est un peu court, jeune homme », comme l’aurait déclamé Cyrano de Bergerac.
J’attendrai donc encore un an afin de voir étoffer ce nouveau personnage.
Sous les eaux d’Avalon (Nightshade), polar de Michael Connelly, traduit de l’anglais par Robert Pépin, édité chez Calmann-Lévy Noir, 383 p., 22,90€