Faux rebond, aventure de Myron Bolitar par Harlan Coben
Au Fleuve Noir, traduit de l'anglais par Martine Leconte, 1996 - 2005, 306 p.
Un célèbre basketteur
disparait mystérieusement en fin de championnat, laissant derrière lui le
cadavre d’une femme. On découvre que celle-ci est une ancienne terroriste
recherchée depuis vingt ans pour divers braquages et enlèvements ayant mal
tourné. Myron Bolitar, avec l'aide de son fidèle acolyte Win et de sa
secrétaire Esperanza, va essayer de démêler les fils et retrouver son ex-rival
Greg. A la demande du propriétaire des Dragons, il va s’infiltrer au sein de
l’équipe malgré un break de dix années et des séquelles de blessure au genou,
ce qui ne va pas sans remuer de douloureux souvenirs et des interrogations
laissées en suspens...
Un scénario dans lequel on finit par se perdre un peu. Cependant, on reste « scotché » par le style simple et efficace de l'auteur, plein d’humour et de réparties d’anthologie.
On en apprend aussi beaucoup sur le passé de Myron, comment il a dû renoncer à une brillante carrière en NBA, comment et par qui il a été « fusillé en plein vol », ainsi que sur sa relation avec la belle et indulgente Jessica. Win, le « bad gloden boy » sans pitié, surgit toujours au dernier moment (merci le téléphone portable laissé ouvert au fond de la poche). La sublime Esperanza apporte la note pulpeuse sans laquelle ne fonctionnerait pas un bon polar. Mais ici, elle a de la concurrence : la « Branleuse », La Playmate du mois de septembre, Emily, ex-petite amie de Myron devenue l’épouse de Greg, la vedette évaporée…sans compter Audrey, la journaliste sportive amie de Jessica.
La fin de l’histoire est embrouillée à souhait. Les techniques datent un peu : une cassette vidéo, c'est vraiment ringard (voir la couverture), et le rôle de la police scientifique totalement occulté. Trouver le coupable le plus improbable est la règle mais là, c’est vraiment tiré par les cheveux. On passe de bons moments de lecture quand même. J’ai trouvé ce livre dans le rayon « policiers » de ma bibliothèque et ne sais pas qui l’y a laissé. J’ai ainsi passé de bons moments de lecture pour pas cher….Mais il n’y a pas de quoi monter aux rideaux !