Lectures : retour à la case « départ »
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Lors de ma dernière visite à ma librairie préférée, j’ai remarqué un nouveau roman policier historique et, une fois n’est pas coutume, j’en ai lu la quatrième de couverture.
L’intrigue se déroule en février 1934 … une époque qui m’intéresse depuis longtemps - sans doute parce que c'est celle de mes parents - avec l’émeute des ligues d’extrême droite du 6 février, les contre-manifestations des partis de gauche quelques jours plus tard …
J’ai acheté le livre, tout en me demandant si le nom de l’auteure – Véronique de Haas - ne me rappelait pas une précédente lecture. Et effectivement, j’avais lu un premier roman de ce genre littéraire en 2022 – La muse rouge - mais je ne me souvenais que très vaguement de l’intrigue de ce premier épisode, ni des personnages qui l’animaient.
Relisant ma chronique de l’époque, je constatai que j’avais apprécié le style de l’auteure, qui fut quarante années durant professeure de lettres. Un vrai talent de conteuse, étayé sur une documentation historique sérieuse, recoupant ce que j’ai appris sur cette période de l’entre-deux guerres si compliquée.
J’ai donc dévoré ce deuxième épisode passionnant, qui fait référence aux mouvements politiques de l’époque et tout particulièrement aux ravages de l’affaire Stavisky. Mais, malgré quelques bribes d’information sur le passé des personnages, j’ai voulu revenir à la source.
Alors, sitôt la dernière page de ce deuxième roman tournée, j’ai repris la première enquête pour m’y replonger et retrouver trace des principaux protagonistes, quinze années après.
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Et j’en ai retrouvé la plupart, avec leur pédigrée, au jour de l’armistice de 1918 :
Victor Dessange est inspecteur principal à la Criminelle, récemment démobilisé après une grave blessure à la hanche. Il a pour adjoint Max Dubosc, un fana de course à pieds, et le duo est parfaitement complémentaire et d’une redoutable efficacité. Ils ont pour collègue un vieux policier féru de recherche dans les fichiers, qui adore résoudre des énigmes et casser des codes, excellent procédurier : Chassaing.
Victor a une vie sentimentale compliquée : il a rencontré le grand amour, Marie, lorsqu’il faisait ses études de droit, mais sa famille ultra-bourgeoise l’a contraint à épouser Clémentine, issue d’une famille aristocratique et qui lui a donné deux fils, Eric et Julien. Les deux époux ne s’aiment pas, mais « chez ces gens-là, Monsieur, on ne divorce pas ».
Pierrot a 12 ans en 1920. Son père est mort à Verdun et le chagrin a tué sa mère. Il survit de rapines à Belleville, recueilli par les pierreuses et auprès de bandes anarchistes.
On trouve aussi déjà Amadéo, un jeune sénégalais très malin et qui rêve de bouter les colonialistes hors d’Afrique, l’ingénieur sans scrupules et d’extrême droite Duveryer qui s’embarque pour diriger le chantier maudit du chemin de fer Congo-Océan, qui va coûter des milliers de morts.
Me voilà donc à relire un polar … c’est la première fois. Et j’en apprécie d’autant plus à nouveau le style superbe de Véronique de Haas. Mais s’il lui a fallu trois années pour livrer un nouveau volume, serai-je encore de ce monde pour la suite ?
A bientôt pour la recension du volume 2 !