Joyeuse fête à toutes les mamans
Hommage à ma maman, Lucie Pellegrino (21 décembre 1913 – 7 juillet 1997), mais pas seulement en cette date officielle de Fête des mères …
Car il ne se passe pas un seul jour sans que je pense à elle : comment aurait-elle apprécié tel livre ou telle décision politique, comment aurait-elle réagi à telle tendance de notre société, devant tel drame familial ?
Quel destin que cette fille d’immigrés italiens naturalisés en bloc en 1927, huitième et dernière enfant – mais dont seules quatre filles survécurent - d’une mère n’ayant jamais appris à lire ni parler la langue de son pays d’accueil.
Une jeune mariée de 18 ans avec celui qui sera son seul amour durant toute sa vie, partant avec lui chercher du travail l’année de son mariage jusqu’au Maroc, une contrée pas encore tout à fait pacifiée en 1932.
/image%2F1371293%2F20250524%2Fob_272cc8_en-1972.jpg)
Ayant financé ses études de sténo-dactylographe et comptabilité au Cours Pigier en travaillant chez un grossiste en poissonnerie pour les grands hôtels de Cannes, elle devînt pendant la guerre la secrétaire d’un des hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères du général de Gaulle à Alger.
Elle m’a légué des principes de vie essentiels que je me suis efforcée de transmettre à mon tour à mes enfants, mamans elles-mêmes.
/image%2F1371293%2F20250525%2Fob_5a2613_img-4634.jpg)
Féministe avant l'heure : elle avait l'habitude de dire "La bicyclette est à moi, j'y fais monter qui je veux !", la matriarche fondatrice de dynastie, c’est elle !