Nature vivante, et parfois inquiétante ...
Ce sont de jolies guêpes, plus longues et à la taille toute fine, et qui fabriquent d'étonnantes constructions d'argile ou de sable (d'où leur nom de guêpes maçonnes) pour accueillir leurs larves. Celle qui a élu domicile sous la toiture de notre atelier a fabriqué un « pot » fixé à la sous-face d’une tuile collé avec de la terre.
Toutes les guêpes (ou presque) nourrissent leurs larves avec des proies. Ainsi, lorsque le nid de terre est presque terminé mais non fermé, la femelle le remplit de proies qu'elle a « endormies » avec un peu de venin (et non tuées sinon les proies ne se conserveraient pas), pond un œuf et referme enfin son nid. Chaque femelle fabrique une dizaine de nids environ puis meurt rapidement.
En sortant de l'œuf, la larve placée directement sur sa nourriture commencera immédiatement à manger. Plusieurs semaines après, elle se métamorphosera en adulte dans son nid et n'en sortira en général que l'année suivante. D'ailleurs, seul l'adulte peut sortir du nid grâce à ses fortes mandibules capables de percer la terre séchée…
C’est Dorian qui a repéré le nid en formation en allant rapporter un outil dans l’atelier. Benjamin s'est persuadé d’en voir sortir une vespa velutina. Moi, j’avais bien distingué une guêpe maçonne …
Alors, nous avons sorti l’attirail de bombes d’extermination de ces insectes dangereux quand ils sont si près de la maison. J’ai largement vaporisé l’objet à distance et, ce matin aux aurores, j’ai détaché d'un coup de rateau la « poterie » qui s’est écrasée au sol, libérant une masse informe de larves, apparemment déjà mortes. Comme des asticots, bien dodus et à la chair opalescente, mais inerte.
Vite, vite, un grand coup de balai. Les enfants n’ont rien vu, et j’ai racheté du produit anti-guêpes. Car la prochaine fois, ce pourrait bien être un nid de frelons asiatiques, et dans ce cas, je me garderai bien d’intervenir moi-même.


