Sur mon chemin ...une orgie de verdure
Pour venir jusque chez nous, il faut s'aventurer dans un chemin incertain ...
Maintes fois, certains de nos visiteurs se sont même demandés où ils allaient aboutir et si ils seraient en capacité de faire demi-tour ...
Avec ses feuilles toutes neuves, notre chemin commence à ressembler à un tunnel de verdure. Il monte et il descend et demande tout de même deux kilomètres avant de rejoindre une route normalement constituée.
Enfant de la ville, je ne reconnais que de rares essences mais tout de même ...
Les grands pins maritimes, affublés de leurs inaccessibles cocons de chenilles processionnaires ...
Les chênes et les châtaigners qui faisaient autrefois le bonheur des paysans pour leurs bêtes (les glands) ou pour leurs soirées d'hiver (les châtaignes), les églantiers sauvages,
Les fougères et les étranges champignons qui poussent comme des excroissances sur les troncs des pins,
Les orties qui forment de bien jolis coussins sur lesquelles l vaut mieux ne pas s'asseoir
Les érables dont le vent a transporté les graines et qui nous donneront de splendides ors dès l'automne venu, les pissenlits qui "sèment à tout vent" comme le disait si bien Larrousse
Le lierre et la mousse qui envahissent les pierres jusquà les desceller ...
Mais aussi le chèvrefeuille et le liseron qui s'enroule autour de ses propres tiges.
Sans oublier les renoncules ou boutons d'or dont les planches me faisaient découvrir en cours de botanique une nature inconnue.
Un aller et retour à pieds demande environ 40 minutes de marche, sur une route de crête qui domine l'éperon calcaire surplombant la Lémance.
C'est plus sportif que de déambuler dans les rues de Paris, c'est plus calme aussi ....
Jusqu'à retrouver notre havre de paix au milieu de nulle part.













