LIBERTY, ma nouvelle folie.....
A l'heure où tous les médias ne parlent que rétrospective, je m'aperçois qu'en 2009 comme chaque année, j'ai un nouveau dada, une nouvelle passion. C'est tout de même encourageant à mon âge. Celle-ci en outre peut être utile à mes filles et à leurs enfants : l'enthousiasme pour la couture qui m'a pris cet été, à froid, et je ne comprends pas pourquoi... Et avec la couture, la passion pour le Liberty.
Alors, entre deux ouvrages ou deux patrons, je vous livre le fruit de mes recherches pour aller plus loin dans la connaissance de ce tissu merveilleux....
Liberty est en luxe l’équivalent d'Hermès (en un tout petit peu plus abordable), Frank et Fils et du Bon Marché avec la classe, les traditions de confort et le snobisme anglais en plus. L’Angleterre est à l’origine d’un mouvement art déco « Arts & Crafts » qui prend naissance à la fin du XIXème et se termine au début du XXème siècle. Liberty en est l’icône britannique (même si le mouvement Liberty est l’expression de l’Art Nouveau en Italie).
Le bâtiment, Tudor House, fût construit
à partir des charpentes de deux goélettes. Ses trois mezzanines en bois sont à
découvrir sous la lumière tombante des verrières. Cet antre du luxe fut fondé
par Arthur Lasenby Liberty en 1875. Au début, l'endroit propose des articles
importés de l'Empire britannique (soieries, porcelaines japonaises, et pour
cette raison avait été baptisé "Emporium".
Puis, sous la direction
d'Edward William Godwin, architecte et créateur, grande figure de l'Esthétisme,
le magasin a acquiert une renommée internationale lors de la création de son
département de vêtements. Le magasin crée ses propres modèles, en copiant des
tenues traditionnelles de l'Inde ou en passant commande auprès de grands
créateurs. Le mobilier vient des ateliers voisins de Soho et la joaillerie
propose des modèles Art nouveau venus
du continent. Une association fut faite avec un orfèvre de Birmingham,
W.H.Haseler, et permit de mettre en place la ligne d'argenterie Cymric, d'étain
Tudric et de couverts émaillés.
Liberty avait le souci de concilier l'art
artisanal avec les goûts modernes des futurs acheteurs. Ainsi, le magasin
faisait venir des céramiques d'Allemagne, de Hongrie, commercialisait des
faïences Wedgwood et Poole. Le magasin surfa sur le succès de l'Art nouveau
jusqu'à son déclin lors de la déclaration de la Première Guerre mondiale en
1914. Depuis, les bijoux et autres accessoires ont été confectionnés dans un
esprit de défense des traditions artisanales (source Wikipedia).
Alors, laissons-nous porter par le toucher incomparable des cotons imprimés aux noms si évocateurs : Hera (1), Pelagia (3),Poppy Daisy (4), Eve (2), Clare Aude (5, à gauche), Wiltshire (6 à droite)...
Et pour les prix, vous les trouvez à Londres (chez Saukat, Old brompton road) à partir de 14£ le mètre, chez Reine à Paris autour de 24€, et sur e-bay, en cherchant bien et sans toujours pouvoir choisir exactement le motif et la couleur, autour de 10€ le mètre.
Les imitations de bonne qualité (aux Coupons Saint Pierre par exemple), vous coûteront 10€ les 3 mètres en grande largeur.
