13 mai 1958 : tentative de putsch à Alger ...
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Une date qui ne mérite sans doute pas une célébration, juste un devoir de mémoire devant la fragilité - et finalement la résilience - de nos institutions républicaines.
Le putsch d'Alger de 1958 est la tentative de coup d'État menée à Alger le 13 mai 1958, conjointement par l'avocat et officier parachutiste de réserve Pierre Lagaillarde, des activistes pieds noirs, les représentants à Alger des barons du gaullisme Léon Delbecque et Lucien Neuwirth, les généraux Raoul Salan, Edmond Jouhaud, Jean Gracieux, l'amiral Auboyneau avec l'appui de la 10e division parachutiste du général Massu et la complicité active des alliés de Jacques Soustelle et tacite des chefs d'États-Majors de l'Armée à Paris et de nombreux hauts fonctionnaires. Ainsi dit Wikipédia ….
L’objectif final n’a pas abouti mais cependant « le coup de force en Algérie ainsi que la prise de la Corse sont menés à bien. Seule l'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle, le 1er juin, par une voie légale (sa nomination au poste de président du Conseil par René Coty), a convaincu les putschistes de faire cesser l'opération. Le but de celle-ci était précisément le retour de Charles de Gaulle au pouvoir. Sa dernière phase prévoyait une prise de contrôle de Paris par le parachutage de certaines unités, ainsi que l'appui d'officiers et hauts fonctionnaires gaullistes de métropole. De Gaulle ayant accédé légalement au pouvoir, l'opération avait donc atteint son objectif, aucun des putschistes ne fut d'ailleurs poursuivi pour ses actes. »
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Quelle époque !
Je me souviens précisément – j’avais 12 ans mais j'étais inquiète - d’une période d’intenses luttes politiques, du désarroi des électeurs devant l’instabilité parlementaire permanente, l’incapacité de former une majorité pour faire face à l’extension de la guerre d’Algérie longtemps qualifiée d"'événements", la lutte entre partisans de l’Algérie française et ceux qui préféraient mettre fin coûte que coûte à un conflit qui causait la mort de tant de jeunes conscrits et de populations civiles.
Mon père Jean Mens, héros des combats infructueux de juin 1940, était un fervent gaulliste. Nous suivions l’actualité avec attention – Europe numéro 1 était une référence de pluralisme à l’époque … - nous étions angoissés – surtout en pensant que le fiancé de ma sœur aînée était encore sursitaire et ignorions les dessous de cette opération très politique prolongée quelques années plus tard par la révolte du « quarteron de généraux en retraite » avec le putsch des généraux du 21 avril 1962, à la suite du référendum organisé en métropole qui avait donné 75% en faveur de l’autodétermination des Algériens – et donc de l’Indépendance de l’Algérie.
Difficile renoncement de certains au principe même de la colonisation - les nostalgiques de l'Algérie française sont encore prégnants parmi les forces politiques d'aujourd'hui - aujourd’hui reconnue comme une malédiction aussi bien – et surtout pour les colonisés - comme pour les colonisateurs, rapatriés en masse après les Accords d’Evian.
Nous Français en subissons encore les séquelles mémorielles dans tous les pays que nous avons jadis colonisés et malgré la décolonisation initiée par Pierre Mendès-France dès 1954 puis décidée par le général De Gaulle en 1960.